lundi 29 septembre 2014

Aux petits comme aux grands


Si tu trouves sur la plage
un très joli coquillage
compose le numéro

OCÉAN ZÉRO ZÉRO

et l'oreille à l'appareil
la mer te racontera
dans sa langue des merveilles
que papa te traduira
                                                                                             Claude Roy

jeudi 18 septembre 2014

Bientôt les journées du patrimoine

Ces chapelles bretonnes éparpillées dans la campagne, témoignent du grand savoir-faire des artisans ; leur simplicité, leur modestie me touchent particulièrement.


Chapelle Saint Pierre-Lopérec (Locmariaquer)

Cette chapelle a été construite en 1772 pour y célébrer des messes et organiser un pardon pour le repos des naufragés, nombreux à cette époque.

vendredi 29 août 2014

Avec Sylvain Tesson : Dans les forêts de Sibérie

Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché de vivre dans la lenteur et la simplicité.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l'existence.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

Photo Thomas Goisque
Thomas Goisque a rejoint l'écrivain Sylvain Tesson, isolé de l'existence occidentale, dans sa cabane perdue à quatre jours de marche du premier village, dans la taïga sibérienne.


(source : 8ème festival photo La Gacilly - juillet 2011)

samedi 23 août 2014

En pays de Pontivy : l'art dans les chapelles : circuit bleu

 Photo Laurent Grivet 

Jean-Marc Ségalen :  ARUM - Chapelle Sainte-Tréphine - Pontivy - Pour découvrir l'artiste…

dimanche 17 août 2014

Au hasard des oiseaux



J’ai appris très tard à aimer les oiseaux
je le regrette un peu
mais maintenant tout est arrangé
on s’est compris
ils ne s’occupent pas de moi
je ne m’occupe pas d’eux
je les regarde
je les laisse faire
tous les oiseaux font de leur mieux
ils donnent l’exemple
pas l’exemple comme par exemple Monsieur Glacis
qui s’est remarquablement courageusement conduit pendant la guerre ou l’exemple du petit Paul qui était si pauvre et tellement honnête avec ça et qui est devenu plus tard le grand Paul si riche et si vieux si honorable et si affreux et si avare et si charitable et si pieux
ou par exemple cette vieille servante qui eut une vie et une mort exemplaires jamais de discussions pas ça l’ongle claquant sur la dent pas ça de discussion avec monsieur ou avec madame au sujet de cette affreuse question des salaires
non
les oiseaux donnent l’exemple
l’exemple comme il faut
exemple des oiseaux
exemple des oiseaux
exemple les plumes les ailes le vol des oiseaux
exemple le nid les voyages et les chants des oiseaux
exemple la beauté des oiseaux
exemple le cœur des oiseaux
la lumière des oiseaux.
Jacques Prévert (Paroles) 

mardi 12 août 2014

Du côté de chez Marc Chaubaron

Poilponce rencontre Clotilde et… les autres !


Clotilde n'a guère besoin de recourir  à facebook pour se faire des amis ; ils sont bien là présents dans le nouvel album  "POILPONCE" de Marc Chaubaron, ils n'en finissent pas de refaire le monde d'une verve acidulée, poétique, respirant le bon sens.


A Saint-Goustan, "il suffit de passer le pont" pour découvrir l'atelier de Marc 

(4, rue Saint-René - St Goustan - Auray)

jeudi 31 juillet 2014

Sur la route du sel


Le bourg de Batz debout sur les marais
Le Croisic tout au bout du grand trait
Sous les veilleurs, les souvenirs m'attendent
Et l'enfance en moi comme un matin


Par-dessus le manteau d'Arlequin
                                         Où les oeillets✸ se fendent sous le sol de Saint-Guénolé.
                                                                                                                                  Gilles Servat


✸ œillet : un bassin de marais salant en forme de rectangle.

vendredi 25 juillet 2014

Espoir…



Le Ciel envoya l’eau laver la Terre – l’eau mit de la boue partout.

Le Ciel envoya le feu purifier la Terre – le feu noircit tout ce qu’il toucha.
  
Alors le Ciel de guerre lasse envoya les papillons, et la Terre fleurit.
                                                                                                                 Eric Chevillard (2325)

    dimanche 20 juillet 2014

    L'art dans les chapelles 2014 (circuit rouge)

     Photo Laurent Grivet

    Dans la chapelle Saint-Tudgual, Quistinic : Elodie Boutry, pour en savoir plus…

    lundi 14 juillet 2014

    Pour saluer l'ami Georges !


    Le jour du quatorze-Juillet,
    Je reste dans mon lit douillet ;
    La musique qui marche au pas,
    Cela ne me regarde pas.
    Je ne fais pourtant de tort à personne,
    En n'écoutant pas le clairon qui sonne ;
    Mais les braves gens n'aiment pas que
    L'on suive une autre route qu'eux…

                                             Georges Brassens


    samedi 12 juillet 2014

    Ils sont arrivés !

    A pied, à cheval, en voiture, en camping-car…


    Être en vacances, c'est n'avoir rien à faire et avoir toute la journée pour le faire.
    Robert Orben

    dimanche 6 juillet 2014

                                                                                                       F.P
    Arthur Rimbaud manuscrit
                                                                                              


    samedi 28 juin 2014

    "Ça va mieux en le disant" (Télérama n°3363)

    A l'heure où les permanents de la politique se penchent sur le statut des intermittents du spectacle, je me demande si ce n'est pas le statut des premiers qu'il faudrait revoir, tant les spectacles proposés par les différentes formations politiques sont de faible qualité.
    Laurent Guillin - Nantes -

    samedi 21 juin 2014

    Dans la rue, commencer l'été en musique…

                                                                                                                                           photo F.P


    mercredi 11 juin 2014

    "Marcher sur la rivière"

    Je me suis arrêté de courir et de rire, et j'ai avisé mon bus. Je me suis remis à courir dans sa direction, et j'ai grimpé dedans. J'ai remonté l'allée et j'ai pris un siège à ma hauteur ; une femme tenait un enfant dans ses bras et lui embrassait l'intérieur du cou. J'ai fermé les yeux, puis les ai rouverts. Alors accordez-moi le don de revoir mille fois cette femme embrasser le cou de son enfant, pendant que la pluie crépitait sur la tôle du bus. Et ainsi mille fois j'aurai mon âme à moi, en paix et tout, j'en suis sûr. Lorsque le chauffeur a allumé les phares, elle a incliné la tête dans l'allée pour regarder vers l'avant. Puis, lorsqu'il a démarré, elle a redressé la tête et a posé tout doucement sa nuque contre le siège. Et moi, je regardais la pluie phosphorescente venir vers nous, dans le faisceau des phares, de plus en plus vite, tandis que nous traversions la ville, laissions les lumières jaunes des conserveries disparaître, et puis nous avons cahoté un instant en traversant la voie de chemin de fer.

    Hubert MINGARELLI

    lundi 2 juin 2014

    Du vent dans les voiles

                                                                                                                          photo F.P
    Matelot puisqu'il fait bon vent
    Poussons ce soir la chansonnette
    Matelot puisqu'il fait bon vent
    Montons tous chanter sur l'avant

    Et le chant du gaillard d'avant
    Montera jusqu'à la dunette
    Et le chant du gaillard d'avant
    Egayera tout le bâtiment

    lundi 26 mai 2014

    Les Corbeaux


    Les noirs corbeaux au noir plumage,
    Que chassa le vent automnal,
    Revenus de leur long voyage,
    Croassent dans le ciel vernal.

    Les taillis, les buissons moroses
    Attendent leurs joyeux oiseaux :
    Mais, au lieu des gais virtuoses,
    Arrivent premiers les corbeaux.

    Pour charmer le bois qui s’ennuie,
    Ces dilettantes sans rival,
    Ce soir, par la neige et la pluie,
    Donneront un grand festival.

    Les rêveurs, dont l’extase est brève,
    Attendent des vols d’oiseaux d’or ;
    Mais, au lieu des oiseaux du rêve,
    Arrive le sombre condor.

    Mars pleure avant de nous sourire.
    La grêle tombe en plein été.
    L’homme, né pour les deuils, soupire
    Et pleure avant d’avoir chanté.
                                                     Nérée Beauchemin

    ☁☁

    NB - Il n'a quasiment jamais été chassé, sauf dans les périodes de grande famine, sa chair étant      considérée comme immangeable, sauf après une très longue cuisson.

    Du fait du comportement  de charognard de ces espèces, le corbeau a aujourd'hui une mauvaise réputation en occident.

    lundi 12 mai 2014

    Que le temps passe vite !



    Ah ! qu'ils étaient doux, les jours d'innocence, les jours de notre enfance qui sont loin de nous !

    Gustave Nadaud

    lundi 5 mai 2014

    Sur le mur, des glycines

                                                                                                    photo F.P
    A mon balcon cette glycine
    Tord ses bras fleuris dans le soir,
    Avec le tendre désespoir
    D'une princesse de Racine

    Elle en a la fière langueur
    Et la mortelle nonchalance ;
    Et lorsqu’un souffle la balance,
    Et que le jour traîne en longueur,

    Et tarde à partir, et recule
    Le déchirement tant qu’il peut,
    Elle exhale une âme d’adieu,
    Bérénice du crépuscule !

    Le livre glisse de mes mains.
    Le petit drame se termine.
    « Cruel ! » dit au jour la glycine.
    Les cieux blessés ont des carmins.

    Par la haute porte-fenêtre,
    Mystérieusement, alors,
    Une des branches du dehors,
    Comme un geste vivant, pénètre.

    Du frémissant encadrement
    Ce bras jeune et souple s’échappe ;
    Et je sens sur mon front la grappe
    Qu’il laisse pendre tendrement !

    Tout s’embaume. Et je remercie.
    Et, pour lui dire mon amour,
    Je donne à la fleur, tour à tour,
    Le nom d’Esther et d’Aricie.

    Et je compare, les yeux sur
    Mon livre tombé sans secousse,
    L’odeur plus forte d’être douce
    Au vers plus ardent d’être pur !

    Un divin poison m’assassine !
    Et je doute, en le chérissant,
    Si de ma glycine il descend
    Ou s’il monte de mon Racine !

                                                  (Edmond Rostand, Les Musardises, 1911)

    samedi 12 avril 2014

    P.A.G

    Ce jour, est-il "parti voir la mer" accompagné "d'un chien rêveur"?


    Pierre AUTIN-GRENIER à la Salamandre  (5 octobre 2005) 

                                                                                        Photo F.P

    Extrait de JOURS ANCIENS
    (1980)
    (L'ARBRE - Jean LE MAUVE - La Ferté-Milon - Aisne)