mercredi 25 mai 2016

Dans les rues de La Bastide d'Armagnac (Gers)


Dans les années 1900, la Bastide était largement pourvue en lieux de rencontres et de distractions. L'éventail allait d'un cercle de jeu -appelé aussi casino- où se réunissait la haute Bourgeoisie, à quatorze cafés exclusivement réservés au peuple. Parmi les quatorze cafés, le Café Chantant avait son originalité propre. L'époque est aux comiques troupiers, au french cancan, aux décolletés avantageux et aux cuisses légères. Ce n'est pas Montmartre, mais se prenant au jeu, le Café Chantant s'en donne l'allure. Cela lui vaudra de devenir l'endroit le plus couru et le plus honni des chaudes nuits labastidiennes. Il changera de nombreuses fois de propriétaires et c'est dans le années 50 qu'il sera rebaptisé Café du Peuple.


Les bastides des Landes d'Armagnac
                                                                                                           LA BASTIDE D'ARMAGNAC

dimanche 20 mars 2016

Aujourd'hui c'est printemps !

Pluie de printemps

Pluie de Printemps tombe du ciel
parfumée au Soleil qui vient pointer son nez
Les plantes sourient à la lueur du jour
Et viennent offrir leur coeur à ses gouttes semées

Pluie de printemps plus belle que l’Automne
Vient rafraîchir les coeurs, vient inonder les cours
Et bientôt donne tout ce qu’attend la Nature
L’Eau si précieuse et pure pour tout recommencer

Elodie Santos, 2009

jeudi 10 mars 2016

Sensibilité et humour vont de pair !

Ils sont sérieux, pas elle. Elle a un petit sourire filou. Elle ne se sent pas à sa place, elle a l'air de s'ennuyer dans le passé. Elle doit entendre, dehors, les enfants qui s'amusent et le bruit du présent.
Elle voudrait bien aller les rejoindre.
Elle voudrait sortir du tableau.
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Elle a une robe blanche, un voile et une couronne de roses blanches sur la tête, comme une mariée. Elle est en communiante. Elle aurait pu ressembler à une gravure saint-sulpicienne. Non, elle n'a pas les yeux au ciel comme la sainte Thérèse en extase. Elle regard bien en face, l'appareil, pas impressionnée. Elle semble étonnée d'être là, déguisée.
Elle est là, mais pas tout à fait, elle est déjà un peu ailleurs.
Dix ans plus tard, elle sera mariée.
Ce sera plus grave.
Avec Dieu, elle était sous le régime de la séparation de biens.
Jean-Louis Fournier (Ma mère du Nord)

mardi 8 mars 2016

Le courage d'une ministre de la Santé.


                                                 Simone Veil, devant l’hémicycle, le 26 novembre 1974

jeudi 11 février 2016

Ça va mieux en le disant (Télérama n°3448)

DE LA FLEUR AU FUSIL

"Il fut un temps où les jeunes partaient à Katmandou avec dans la tête "Peace and love". Pourquoi, "maintenant, d'autres font le choix de la Syrie comme destination pour "war an fight" ?"

J. Grenouilleau - courriel -

dimanche 7 février 2016

Les découvertes sur la plage Le Mentor - Plouharnel -

Non ce ne sont pas des pouces-pieds mais des anatifes ou lepadomorpha sont un sous-ordre de crustacés cirripèdes pédonculés. Ils s'alimentent par filtration, fixés sur un objet flottant ou un rocher.

La confusion est possible avec les anatifes du genre voisin Lepas, qui vivent attachés aux objets flottants. Cependant chez ces espèces, le capitulum est plus petit et ses plaques, moins nombreuses, ne sont pas lisses mais parcourues de rainures radiales. Il n’a pas de bordure rouge et le pédoncule, beaucoup plus allongé, ne peut se fixer aux rocherspour en savoir plus…


Beaucoup moins sympathique ce bidon-voyageur !



samedi 9 janvier 2016


Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque.
A te regarder, ils s'habitueront.
                                                                                  René  Char

lundi 16 novembre 2015

Comme l'Oiseau

L'oiseau

Quand il eut pris l'oiseau,
Il lui coupa les ailes.
L'oiseau vola encor plus haut.

Quand il reprit l'oiseau,
Il lui coupa les pattes.
L'oiseau glissa telle une barque.

Rageur, il lui coupa le bec.
L'oiseau chanta avec Son cœur comme chante une harpe.

Alors, il lui coupa le cou.
Et de chaque goutte de sang
Sortit un oiseau plus brillant.

                                                                                  Maurice Carême


                                                                Lali-Costa

vendredi 2 octobre 2015

Égarées dans un buisson

Un peu d'espoir par ces temps cruels



Nos grands-parents, nos arrières grands-parents ont connu les routes, les bombes, le vol, la peur, le dénuement, la faim : autorise-nous à prouver que nous n'oublions rien…

Philippe Torreton (Réfugiés : lettre adressée à François Hollande)

mardi 29 septembre 2015

CHANSON D'AUTOMNE

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon cœur
D'une langueur 
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
                                  
                                                                                   Paul Verlaine (1844-1896)

dimanche 13 septembre 2015

Hélène LAUNOIS dans les murs de la chapelle N-D du Guelhouit Melrand (pays de Pontivy)

Ça va beaucoup mieux


Cette structure m'avait déjà interpellée ne serait-ce qu'en feuilletant le Petit Journal  support des expositions annuelles programmées par l'association "L'art dans les chapelles". Aucune déception en la découvrant mais bien au contraire une sorte d'envoûtement, pour en savoir plus…

mercredi 2 septembre 2015

Élevage en toute liberté

Libérons les cochons !

Fils de paysan, je ne suis pas insensible à la détresse des éleveurs de porcs. Je comprends leurs inquiétudes,  voire leur désespoir. Mais eux, n'ont-ils pas honte des images que l'on voit à la télé sur leur mode d'élevage ? Si on peut parler d'élevage. J'aurais plutôt envie de dire : d'incarcération. Je ne savais pas les truies sportives, condamnées aux barres parallèles ! Comment peut-on emprisonner un animal entre deux barres  de fer à perpétuité ? Qui peut supporter cette torture au moment où on vient de déclarer l'animal "sensible" ? Le cochon n'a commis d'autre crime que celui de naître. Il doit s'en mordre les sabots tous les jours…

- Bernont - Télérama.fr (ça va mieux en le disant n°3425)


Par tous les temps…


Galerie de photos de Véronique et Nicolas



mardi 11 août 2015

L'Autofictif - 2685 -

Au lendemain de la Nuit des étoiles, ils sont tous affligés d'un douloureux torticolis. Mais pas moi. Il y avait une luciole dans ma haie.

vendredi 24 juillet 2015

Panique familiale à la Pointe de Kerpenhir (Locmariaquer)

Goéland argenté

Tous les jeunes goélands sont très marron-brun. Avec le temps, cette couleur sera peu à peu remplacée par la couleur définitive du manteau (ici le gris argenté).

Le goéland argenté à des pattes qui tirent vers le rose. En automne-hiver, la tête est finement striée de brun.
Rémy Basque (Les oiseaux du Golfe du Morbihan)

mercredi 15 juillet 2015

Globe de mariée


Chapelle Sainte Avoye (Pluneret) : globe de verre enfermant le bouquet de fleur en perles offert par une mariée.


jeudi 9 juillet 2015

La Trilogie des confins II

Il était accroupi et l'observait les deux mains serrées sur le lasso. Comme un homme à qui a été confiée la garde d'une chose dont il connaîtrait à peine la destination. Quand elle eut vidé le trou d'eau jusqu'à la dernière goutte elle se lécha les lèvres et le regarda et se pencha en avant et flaira la gourde. La gourde tomba et elle s'en écarta brusquement puis elle recula jusqu'à sa place sous la branche du sapin et se rassit et recommença à se lécher la patte.
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Ils bivouaquèrent cette nuit-là au fond d'un ravin pierreux et il conduisit la louve à une mare d'eau stagnante dans les rochers un peu plus bas et garda le lasso dans sa main pendant qu'elle descendait dans l'eau et qu'elle plongeait sa gueule dans la mare pour boire. Elle releva la tête et il vit sa glotte tressaillir et l'eau ruisseler de ses mâchoires. Il était assis parmi les pierres et tenait le lasso et regardait. L'eau était noire entre les rochers dans le crépuscule bleu de plus en plus sombre et l'haleine de la louve fumait au-dessus de la surface de l'eau. Elle baissait et relevait la tête, elle buvait à la manière des oiseaux.


Cormac McCarthy (Le grand passage)

vendredi 26 juin 2015

Au cœur du végétarium de la Gacilly

D'une année à l'autre toujours ce festival-photo, de si grande qualité, nous revient dans le site privilégié du végétarium. Il faut s'acheminer tranquillement dans ses allées, s'arrêter dans ses aires pour cette découverte d'images.

Deux pionniers de la photo m'ont touchée plus particulièrement : MIRELLA-RICCIARDI et Vincent MUNIER


MIRELLA-RICCIARDI

"Je suis une enfant de l'Afrique protégée par le ciel étoilé et réveillée par le soleil levant. J'avais la nature pour professeur".

Née en 1933 d'un père italien et d'une mère française, Mirella Ricciardi a grandi au Kenya où son père possédait une ferme de 2 000 hectares sur les rives du lac Naivasha. Dans les années 1950-1070, elle a sillonné tout le continent africain, saisissant des scènes de vie qui, par leur intimité, leur dignité, appartiennent aujourd'hui à l'héritage de l'humanité. En effet, le progrès et   ce qui en découle sont la mort pour les coutumes du passé. Mirella avait, depuis longtemps, été consciente de cette menace pour le monde dans lequel elle avait grandi, déclarant : "J'éprouve des sentiments très profonds pour les extraordinaires ressources en beauté de l'Afrique. Avant qu'elles ne disparaissent complètement, je veux en conserver une partie, ne serait-ce qu'en images".


Vincent MUNIER
Sur la piste du loup blanc 
Photo Vincent Munier

Il restera isolé dans le Grand Nord par une température de  - 47° avant d'apercevoir une meute de neuf loups blancs :




mercredi 10 juin 2015

Pour Alma Nosmas

Elle nous a quittés le 20 mai dernier, nous laissant désemparés, consternés, mais riches de si bons souvenirs, d'échanges amicaux, de précieux moments, s'entourant de ses amis avec leurs différences.


Un matin comme les autres, je me réveille, pas vraiment tôt. Volets ouverts, le ciel plus enclin à la pluie qu'au beau fixe, l'eau du café dans la bouilloire. Pendant qu'elle chante, tout d'un coup, comme ça, je me dis :"Ça ne va pas. C'est autrement qu'il faut penser, oui autrement. Dans tout. Partout. Vivre autrement pour finir de vivre tout autrement".
Du simple fait que je suis vivante, je mourrai. La maladie peut m'atteindre, mais je dois avoir la liberté de refuser la souffrance, la déchéance, et personne ne doit me priver du droit de quitter la scène quand il me semblera juste de le faire. Ma vie m'appartient et par là même ma mort.
Pour moi le plaisir de vivre n'est pas un vain mot. J'entends bien qu'il le reste jusqu'au bout. Ma vie, je l'accepte telle qu'elle est, avec ses joies et ses douleurs. Ses plaisirs et ses épreuves. Mon travail me plaît beaucoup. Il est profondément créatif : des morceaux de tissus venus du monde entier, assemblés, deviennent vêtures ou  tentures : le cri de la soie, le toucher de la laine ont quelque chose de charnel qui s'ajoute au plaisir de la création? Ne plus créer, c'est ne plus exister.
Alma Nosmas (La mort élégante - Entretiens)



Elle fonde l'association "Rosa Parks et ses sœurs" : "Mémoire de femmes" (savoir dire non et marquer l'Histoire)*

Nous avons voulu rendre hommage à des milliers de femmes issues de tous les continents, de différentes classes sociales, d'horizons politiques et philosophiques souvent opposés, de conviction laïque ou religieuse, tout simplement parce que partout dans le monde le mot "résistance" que ce soit dans l'action ou dans les pensées, s'écrit toujours au masculin : ils étaient résistants, ils sont résistants, ils résistent.

            Et Elles ?

De l'an 1000 à nos jours, elles ont résisté, combattu. Aujourd'hui, demain, il y aura toujours une Rosa Parks debout qui refusera l'injustice. Il est temps de rendre justice aux sœurs de Rosa Parks, de les nommer, de les honorer, dans chaque lieu qui voudra les accueillir.
Alma Nosmas


* L'Association « Rosa Parks et ses sœurs »  est née  de la  curiosité et  de la  volonté d'une femme, 
   Alma Nosmas, qui s'est penchée  sur le parcours étonnant et emblématique de cette icône  du mouvement
   des droits civiques aux États-Unis.

   Ses  lectures l'ont  menée bien  plus loin qu'elle  ne l'aurait  imaginé. L'histoire de cette simple femme qui a
   refusé   un jour de 1955 de céder sa place à un blanc dans  un bus de l'Alabama est, comme une évidence, entrée 
   en résonance avec  l'engagement d'autres femmes. Au-delà des époques et des pays, liées  par le même refus
   d'un avenir décidé par d'autres, liées par le même  humanisme... ces héroïnes  célèbres ou anonymes, 
   reconnues ou oubliées, croyantes ou  athées, ont toutes ce dénominateur commun avoir su dire non, pour  
   faire avancer la société vers un ordre plus  juste.

   De ses recherches, se sont  dégagés une cinquantaine de portraits marquants.  Dans un  souci de mémoire et  
   pour transmettre les valeurs de ces  femmes, l'idée d'une exposition s'est imposée.

   Qu'elles se nomment  Olympe de Gouges,  Joséphine Baker, Sophie Scholl,  Simone de Beauvoir ou
   Aung San Suukyi ... une galerie de portraits a été  dressée avec le concours de trois artistes peintres
   (Lore Brinkhoff,  Danièle Cottereau et Agnès Stack) et un catalogue retraçant  leur action  et leur combat a 
   été édité.

                                                                                    Contact : 
                                                                                    rosaparksetsessoeurs@hotmail.fr

                                                                                    Chargées de projet : 
                                                                                    Cécile Doumas  / 06 83 04 10 37
                                                                                    Charlotte Guidi /06 18 12 82 43


L'Autofictif  (2635)

Ce qui me prouve que je vieillis, que je décroche, c'est la musique, franchement, c'était mieux avant. Ce qui me prouve pourtant que je reste jeune : j'ai toujours pensé ça.

dimanche 31 mai 2015

Au Pays de René Char



Au pied des dentelles de Montmirail
L' Âge cassant

Le peuple des prés m'enchante.Sa beauté frêle et dépourvue de venin, je ne me lasse pas de me la réciter. Le campagnol, la taupe, sombres enfants perdus dans la chimère de l'herbe, l'orvet, fils du verre, le grillon, moutonnier comme pas un, la sauterelle qui claque et compte son linge, le papillon qui simule l'ivresse et agace les fleurs de ses hoquets silencieux, les fourmis assagies par la grande étendue verte, et immédiatement au-dessus, les météores hirondelles…
Prairie, vous êtes le boîtier du jour.
René Char