dimanche 20 juillet 2014

L'art dans les chapelles 2014


Dans la chapelle Saint-Tudgual, Quistinic : Elodie Boutry, pour en savoir plus…

lundi 14 juillet 2014

Pour saluer l'ami Georges !


Le jour du quatorze-Juillet,
Je reste dans mon lit douillet ;
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne ;
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux…

                                         Georges Brassens


samedi 12 juillet 2014

Ils sont arrivés !

A pied, à cheval, en voiture, en camping-car…


Être en vacances, c'est n'avoir rien à faire et avoir toute la journée pour le faire.
Robert Orben

dimanche 6 juillet 2014

                                                                                                   F.P
Arthur Rimbaud manuscrit
                                                                                          


samedi 28 juin 2014

"Ça va mieux en le disant" (Télérama n°3363)

A l'heure où les permanents de la politique se penchent sur le statut des intermittents du spectacle, je me demande si ce n'est pas le statut des premiers qu'il faudrait revoir, tant les spectacles proposés par les différentes formations politiques sont de faible qualité.
Laurent Guillin - Nantes -

samedi 21 juin 2014

Dans la rue, commencer l'été en musique…

                                                                                                                                       photo F.P


mercredi 11 juin 2014

"Marcher sur la rivière"

Je me suis arrêté de courir et de rire, et j'ai avisé mon bus. Je me suis remis à courir dans sa direction, et j'ai grimpé dedans. J'ai remonté l'allée et j'ai pris un siège à ma hauteur ; une femme tenait un enfant dans ses bras et lui embrassait l'intérieur du cou. J'ai fermé les yeux, puis les ai rouverts. Alors accordez-moi le don de revoir mille fois cette femme embrasser le cou de son enfant, pendant que la pluie crépitait sur la tôle du bus. Et ainsi mille fois j'aurai mon âme à moi, en paix et tout, j'en suis sûr. Lorsque le chauffeur a allumé les phares, elle a incliné la tête dans l'allée pour regarder vers l'avant. Puis, lorsqu'il a démarré, elle a redressé la tête et a posé tout doucement sa nuque contre le siège. Et moi, je regardais la pluie phosphorescente venir vers nous, dans le faisceau des phares, de plus en plus vite, tandis que nous traversions la ville, laissions les lumières jaunes des conserveries disparaître, et puis nous avons cahoté un instant en traversant la voie de chemin de fer.

Hubert MINGARELLI

lundi 2 juin 2014

Du vent dans les voiles

                                                                                                                      photo F.P
Matelot puisqu'il fait bon vent
Poussons ce soir la chansonnette
Matelot puisqu'il fait bon vent
Montons tous chanter sur l'avant

Et le chant du gaillard d'avant
Montera jusqu'à la dunette
Et le chant du gaillard d'avant
Egayera tout le bâtiment

lundi 26 mai 2014

Les Corbeaux


Les noirs corbeaux au noir plumage,
Que chassa le vent automnal,
Revenus de leur long voyage,
Croassent dans le ciel vernal.

Les taillis, les buissons moroses
Attendent leurs joyeux oiseaux :
Mais, au lieu des gais virtuoses,
Arrivent premiers les corbeaux.

Pour charmer le bois qui s’ennuie,
Ces dilettantes sans rival,
Ce soir, par la neige et la pluie,
Donneront un grand festival.

Les rêveurs, dont l’extase est brève,
Attendent des vols d’oiseaux d’or ;
Mais, au lieu des oiseaux du rêve,
Arrive le sombre condor.

Mars pleure avant de nous sourire.
La grêle tombe en plein été.
L’homme, né pour les deuils, soupire
Et pleure avant d’avoir chanté.
                                                 Nérée Beauchemin

☁☁

NB - Il n'a quasiment jamais été chassé, sauf dans les périodes de grande famine, sa chair étant      considérée comme immangeable, sauf après une très longue cuisson.

Du fait du comportement  de charognard de ces espèces, le corbeau a aujourd'hui une mauvaise réputation en occident.

lundi 12 mai 2014

Que le temps passe vite !



Ah ! qu'ils étaient doux, les jours d'innocence, les jours de notre enfance qui sont loin de nous !

Gustave Nadaud

lundi 5 mai 2014

Sur le mur, des glycines

                                                                                                photo F.P
A mon balcon cette glycine
Tord ses bras fleuris dans le soir,
Avec le tendre désespoir
D'une princesse de Racine

Elle en a la fière langueur
Et la mortelle nonchalance ;
Et lorsqu’un souffle la balance,
Et que le jour traîne en longueur,

Et tarde à partir, et recule
Le déchirement tant qu’il peut,
Elle exhale une âme d’adieu,
Bérénice du crépuscule !

Le livre glisse de mes mains.
Le petit drame se termine.
« Cruel ! » dit au jour la glycine.
Les cieux blessés ont des carmins.

Par la haute porte-fenêtre,
Mystérieusement, alors,
Une des branches du dehors,
Comme un geste vivant, pénètre.

Du frémissant encadrement
Ce bras jeune et souple s’échappe ;
Et je sens sur mon front la grappe
Qu’il laisse pendre tendrement !

Tout s’embaume. Et je remercie.
Et, pour lui dire mon amour,
Je donne à la fleur, tour à tour,
Le nom d’Esther et d’Aricie.

Et je compare, les yeux sur
Mon livre tombé sans secousse,
L’odeur plus forte d’être douce
Au vers plus ardent d’être pur !

Un divin poison m’assassine !
Et je doute, en le chérissant,
Si de ma glycine il descend
Ou s’il monte de mon Racine !

                                              (Edmond Rostand, Les Musardises, 1911)

samedi 12 avril 2014

P.A.G

Ce jour, est-il "parti voir la mer" accompagné "d'un chien rêveur"?


Pierre AUTIN-GRENIER à la Salamandre  (5 octobre 2005) 

                                                                                    Photo F.P

Extrait de JOURS ANCIENS
(1980)
(L'ARBRE - Jean LE MAUVE - La Ferté-Milon - Aisne)



mardi 8 avril 2014

Les géants de Kerzerho à Erdeven

Imaginez une promenade, la nuit, parmi ces pierres si mystérieuses !

photo F.P

Lors de ses infatigables périples Prosper Mérimée les a visitées et inventoriées (Notes de voyages).



Un monstre anéanti ?

jeudi 20 mars 2014

René Guy Cadou et le printemps

photo F.P

Des oeufs dans la haie
Fleurit l'aubépin
Voici le retour
Des marchands forains

Et qu'un gai soleil
Pailleté d'or fin
Eveille les bois
Du pays voisin

Est-ce le printemps
Qui cherche son nid
Sur la haute branche
Où niche la pie ?

C'est mon coeur marqué
Par d'anciennes pluies
Et ce lent cortège
D'aubes qui le suit.
                      

mardi 11 mars 2014

"Maintenir" : c'était mon verbe préféré à dix ans. Il comportait la promesse de tenir par la main, maintenir. Ça me manquait. En ville, mon père n'aimait pas me prendre par la main, pas dans la rue, si j'essayais il dégageait sa main pour la glisser dans sa poche. C'était un refus qui m'apprenait à rester à ma place. Je le comprenais parce que je lisais ses livres et je connaissais les nerfs et les pensées qui étaient derrière les gestes.

Les poissons ne ferment pas les yeux (erri De Luca)

samedi 8 mars 2014

Hier, aujourd'hui, demain

JOURNEE de la FEMME
         
  
Médecins du Monde             
                                         
 UNE CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LE DROIT DES FEMMES À 


DÉCIDER ET POUR UN ACCÈS UNIVERSEL À LA CONTRACEPTION ET À 

L'AVORTEMENT.



                                                                    

mercredi 26 février 2014

Du haut des jardins de la Garenne

 
photo F.P

 Remparts érigés entre les III et XVII e siècles pour protéger la ville de Vannes dans le département            
    du Morbihan.

samedi 15 février 2014

Bretagne


Qui a dit "après la pluie le beau temps" ?

mercredi 12 février 2014

L'autofictif - 2170 -

Pourquoi avons-nous tant besoin, régulièrement, de voir la mer, si ce n’est parce qu’elle est à la fois changeante incessamment et cependant toujours même, et qu’elle nous offre ainsi – seule à le faire – le repos sans l’ennui ?
Eric chevillard

dimanche 19 janvier 2014

"Quand je serai vieux, je serai clown."



"Pierric dit Pierrot Bidon" 1954-2010

Il était mon jeune cousin : ses fous vagabondages signifiaient, pour moi, signes de liberté.
        

Il disait :

"Avant même d'être un metteur en scène, je suis un aventurier."

"Dans le cirque traditionnel, le spectateur a peur pour l'artiste.
avec moi, il  a peur pour lui-même. Il se demande toujours ce qui peut arriver… 
et en général ça arrive."

"Mon principe, c'est de tirer profit de ce que l'autre a en lui pour qu'on le voit mieux. "Quelle est sa culture ?" est la première question que je me pose. Inutile d'aller faire faire le punk à un acrobate marocain. Il faut lui faire faire du marocain et là, il sera encore plus beau mélangé aux punks."


"Le metteur en scène doit être accessible, lisible et généreux pour que le spectacle tienne tout en respectant les valeurs culturelles du pays dans lequel il se trouve."


Il disait encore :

"J'ai passé 2 500 heures à voyager pour parcourir 10 000 kilomètres les 25 premières années (p… de roulottes à cheval qui n'avancent pas), puis j'ai passé 6 988 heures à voyager pour 552 000 kilomètres durant les 25 années suivantes
 (merci l'avion) !"


☼☼☼

Le 9 mars 2010 Pierric Pillot dit Pierrot Bidon s'éteint. Noir sur la piste. Il a poussé à fond les potards 
de la vie, fidèle à l'une de ses devises : "A l'infini et au-delà".


Témoignage de Junior Barbosa

"Ce premier jour où j'ai joué pieds nus comme à mon habitude, en plein hiver, sur le gravier glacé de Tresnel, chez Pascualito, j'ai pensé très fort à ma mère qui m'avait poussé à quitter le Brésil pour m'en sortir. C'est pour cela que je suis toujours là aux Studios, malgré la disparition de Pierrot. Parce qu'il a cru en moi, pour sa générosité, pour l'assiette pleine, pour la chance qu'il m'a donnée, pour tout ce que j'ai appris. C'était un homme qui donnait et n'attendait rien. Quand il faisait la mise en scène des Bals de la Rose, il nous redistribuait ses cachets. Si j'ai toujours travaillé autant que je pouvais sans qu'il m'ait jamais rien demandé, c'est pour rembourser cette dette immense que j'ai envers lui.
Alors quand je suis tout en haut d'un immeuble avec ma valise remplie de plumes, au début de chaque spectacle, juste avant que Stéphane me donne le "top", je le sens à la fois là-haut et en bas, la tête levée vers nous."