mercredi 2 septembre 2015

Élevage en toute liberté

Libérons les cochons !

Fils de paysan, je ne suis pas insensible à la détresse des éleveurs de porcs. Je comprends leurs inquiétudes,  voire leur désespoir. Mais eux, n'ont-ils pas honte des images que l'on voit à la télé sur leur mode d'élevage ? Si on peut parler d'élevage. J'aurais plutôt envie de dire : d'incarcération. Je ne savais pas les truies sportives, condamnées aux barres parallèles ! Comment peut-on emprisonner un animal entre deux barres  de fer à perpétuité ? Qui peut supporter cette torture au moment où on vient de déclarer l'animal "sensible" ? Le cochon n'a commis d'autre crime que celui de naître. Il doit s'en mordre les sabots tous les jours…

- Bernont - Télérama.fr (ça va mieux en le disant n°3425)


Par tous les temps…


Galerie de photos de Véronique et Nicolas



mardi 11 août 2015

L'Autofictif - 2685 -

Au lendemain de la Nuit des étoiles, ils sont tous affligés d'un douloureux torticolis. Mais pas moi. Il y avait une luciole dans ma haie.

vendredi 24 juillet 2015

Panique familiale à la Pointe de Kerpenhir (Locmariaquer)

Goéland argenté

Tous les jeunes goélands sont très marron-brun. Avec le temps, cette couleur sera peu à peu remplacée par la couleur définitive du manteau (ici le gris argenté).

Le goéland argenté à des pattes qui tirent vers le rose. En automne-hiver, la tête est finement striée de brun.
Rémy Basque (Les oiseaux du Golfe du Morbihan)

mercredi 15 juillet 2015

Globe de mariée


Chapelle Sainte Avoye (Le Bono) : globe de verre enfermant le bouquet de fleur en perles offert par une mariée.


jeudi 9 juillet 2015

La Trilogie des confins II

Il était accroupi et l'observait les deux mains serrées sur le lasso. Comme un homme à qui a été confiée la garde d'une chose dont il connaîtrait à peine la destination. Quand elle eut vidé le trou d'eau jusqu'à la dernière goutte elle se lécha les lèvres et le regarda et se pencha en avant et flaira la gourde. La gourde tomba et elle s'en écarta brusquement puis elle recula jusqu'à sa place sous la branche du sapin et se rassit et recommença à se lécher la patte.
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Ils bivouaquèrent cette nuit-là au fond d'un ravin pierreux et il conduisit la louve à une mare d'eau stagnante dans les rochers un peu plus bas et garda le lasso dans sa main pendant qu'elle descendait dans l'eau et qu'elle plongeait sa gueule dans la mare pour boire. Elle releva la tête et il vit sa glotte tressaillir et l'eau ruisseler de ses mâchoires. Il était assis parmi les pierres et tenait le lasso et regardait. L'eau était noire entre les rochers dans le crépuscule bleu de plus en plus sombre et l'haleine de la louve fumait au-dessus de la surface de l'eau. Elle baissait et relevait la tête, elle buvait à la manière des oiseaux.


Cormac McCarthy (Le grand passage)

vendredi 26 juin 2015

Au cœur du végétarium de la Gacilly

D'une année à l'autre toujours ce festival-photo, de si grande qualité, nous revient dans le site privilégié du végétarium. Il faut s'acheminer tranquillement dans ses allées, s'arrêter dans ses aires pour cette découverte d'images.

Deux pionniers de la photo m'ont touchée plus particulièrement : MIRELLA-RICCIARDI et Vincent MUNIER


MIRELLA-RICCIARDI

"Je suis une enfant de l'Afrique protégée par le ciel étoilé et réveillée par le soleil levant. J'avais la nature pour professeur".

Née en 1933 d'un père italien et d'une mère française, Mirella Ricciardi a grandi au Kenya où son père possédait une ferme de 2 000 hectares sur les rives du lac Naivasha. Dans les années 1950-1070, elle a sillonné tout le continent africain, saisissant des scènes de vie qui, par leur intimité, leur dignité, appartiennent aujourd'hui à l'héritage de l'humanité. En effet, le progrès et   ce qui en découle sont la mort pour les coutumes du passé. Mirella avait, depuis longtemps, été consciente de cette menace pour le monde dans lequel elle avait grandi, déclarant : "J'éprouve des sentiments très profonds pour les extraordinaires ressources en beauté de l'Afrique. Avant qu'elles ne disparaissent complètement, je veux en conserver une partie, ne serait-ce qu'en images".


Vincent MUNIER
Sur la piste du loup blanc 
Photo Vincent Munier

Il restera isolé dans le Grand Nord par une température de  - 47° avant d'apercevoir une meute de neuf loups blancs :




mercredi 10 juin 2015

Pour Alma Nosmas

Elle nous a quittés le 20 mai dernier, nous laissant désemparés, consternés, mais riches de si bons souvenirs, d'échanges amicaux, de précieux moments, s'entourant de ses amis avec leurs différences.


Un matin comme les autres, je me réveille, pas vraiment tôt. Volets ouverts, le ciel plus enclin à la pluie qu'au beau fixe, l'eau du café dans la bouilloire. Pendant qu'elle chante, tout d'un coup, comme ça, je me dis :"Ça ne va pas. C'est autrement qu'il faut penser, oui autrement. Dans tout. Partout. Vivre autrement pour finir de vivre tout autrement".
Du simple fait que je suis vivante, je mourrai. La maladie peut m'atteindre, mais je dois avoir la liberté de refuser la souffrance, la déchéance, et personne ne doit me priver du droit de quitter la scène quand il me semblera juste de le faire. Ma vie m'appartient et par là même ma mort.
Pour moi le plaisir de vivre n'est pas un vain mot. J'entends bien qu'il le reste jusqu'au bout. Ma vie, je l'accepte telle qu'elle est, avec ses joies et ses douleurs. Ses plaisirs et ses épreuves. Mon travail me plaît beaucoup Il est profondément créatif : des morceaux de tissus venus du monde entier, assemblés, deviennent vêtures ou  tentures : le cri de la soie, le toucher de la laine ont quelque chose de charnel qui s'ajoute au plaisir de la création? Ne plus créer, c'est ne plus exister.
Alma Nosmas (La mort élégante - Entretiens)



Elle fonde l'association "Rosa Parks et ses sœurs" : "Mémoire de femmes" (savoir dire non et marquer l'Histoire)*

Nous avons voulu rendre hommage à des milliers de femmes issues de tous les continents, de différentes classes sociales, d'horizons politiques et philosophiques souvent opposés, de conviction laïque ou religieuse, tout simplement parce que partout dans le monde le mot "résistance" que ce soit dans l'action ou dans les pensées, s'écrit toujours au masculin : ils étaient résistants, ils sont résistants, ils résistent.

            Et Elles ?

De l'an 1000 à nos jours, elles ont résisté, combattu. Aujourd'hui, demain, il y aura toujours une Rosa Parks debout qui refusera l'injustice. Il est temps de rendre justice aux sœurs de Rosa Parks, de les nommer, de les honorer, dans chaque lieu qui voudra les accueillir.
Alma Nosmas


* L'Association « Rosa Parks et ses sœurs »  est née  de la  curiosité et  de la  volonté d'une femme, 
   Alma Nosmas, qui s'est penchée  sur le parcours étonnant et emblématique de cette icône  du mouvement
   des droits civiques aux États-Unis.

   Ses  lectures l'ont  menée bien  plus loin qu'elle  ne l'aurait  imaginé. L'histoire de cette simple femme qui a
   refusé   un jour de 1955 de céder sa place à un blanc dans  un bus de l'Alabama est, comme une évidence, entrée 
   en résonance avec  l'engagement d'autres femmes. Au-delà des époques et des pays, liées  par le même refus
   d'un avenir décidé par d'autres, liées par le même  humanisme... ces héroïnes  célèbres ou anonymes, 
   reconnues ou oubliées, croyantes ou  athées, ont toutes ce dénominateur commun avoir su dire non, pour  
   faire avancer la société vers un ordre plus  juste.

   De ses recherches, se sont  dégagés une cinquantaine de portraits marquants.  Dans un  souci de mémoire et  
   pour transmettre les valeurs de ces  femmes, l'idée d'une exposition s'est imposée.

   Qu'elles se nomment  Olympe de Gouges,  Joséphine Baker, Sophie Scholl,  Simone de Beauvoir ou
   Aung San Suukyi ... une galerie de portraits a été  dressée avec le concours de trois artistes peintres
   (Lore Brinkhoff,  Danièle Cottereau et Agnès Stack) et un catalogue retraçant  leur action  et leur combat a 
   été édité.

                                                                                    Contact : 
                                                                                    rosaparksetsessoeurs@hotmail.fr

                                                                                    Chargées de projet : 
                                                                                    Cécile Doumas  / 06 83 04 10 37
                                                                                    Charlotte Guidi /06 18 12 82 43


L'Autofictif  (2635)

Ce qui me prouve que je vieillis, que je décroche, c'est la musique, franchement, c'était mieux avant. Ce qui me prouve pourtant que je reste jeune : j'ai toujours pensé ça.

dimanche 31 mai 2015

Au Pays de René Char



Au pied des dentelles de Montmirail
L' Âge cassant

Le peuple des prés m'enchante.Sa beauté frêle et dépourvue de venin, je ne me lasse pas de me la réciter. Le campagnol, la taupe, sombres enfants perdus dans la chimère de l'herbe, l'orvet, fils du verre, le grillon, moutonnier comme pas un, la sauterelle qui claque et compte son linge, le papillon qui simule l'ivresse et agace les fleurs de ses hoquets silencieux, les fourmis assagies par la grande étendue verte, et immédiatement au-dessus, les météores hirondelles…
Prairie, vous êtes le boîtier du jour.
René Char

jeudi 2 avril 2015

Paysage pascal du côté de Carnac

Mouton landes de Bretagne (50 - 60 cm / 40 - 50 kg)


Le mouton Landes de Bretagne a été redécouvert en 1987 dans le parc naturel régional de Brière (Loire-Atlantique).


On dénombrait alors une soixantaine d'individus. Les premières réimplantations ont été effectuées en Bretagne dès 1988. A partir de1995, le site des Alignements de Carnac a contribué au renouveau de l'espèce en utilisant des Landes de Bretagne pour l'entretien de la végétation dans les alignements. On compte aujourd'hui en Bretagne, plus de 1200 femelles. Ce mouton de petit format s'est très bien adapté aux tâches d'éco-débroussaillage, participant ainsi au maintien de la biodiversité. Ce type de mouton de plein air, facile d'emploi, s'adapte aux différents milieux. Les agnelages se déroulent sans assistance avec des nouveaux nés résistants au froid. Traditionnellement, la laine à fibre grossière était utilisée pour la fabrication du feutre. Elle pourrait trouver sa voie dans l'isolation thermique des habitations et dans l'habillement.

Source : Centre des Monuments Nationaux.




lundi 23 mars 2015

Évasion


Et je serai face à la mer
qui viendra baigner les galets.
Caresses d’eau, de vent et d’air.
Et de lumière. D’immensité.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera que ciel léger.

Et je serai face à la mer
qui viendra battre les rochers.
Giflant. Cinglant. Usant la pierre.
Frappant. S’infiltrant. Déchaînée.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera ciel tourmenté.

Et je serai face à la mer,
statue de chair et coeur de bois.
Et me ferai désert en moi.
Qu’importera l’heure. Sombre ou claire…


                                                                                           Esther Granek, De la pensée aux mots - 1997 -




dimanche 8 mars 2015

Elle s'appelle Malala Yousafzai

Prix Nobel de la paix 2014


Pour la première fois depuis sa création, ce prix est décerné à une adolescente qui combat les talibans et lutte pour l'éducation des filles au Pakistan. Le 9 octobre 2012, dans la vallée de Swat (nord-ouest du Pakistan) des talibans attaquent l'autocar scolaire de Malala, l'accusant de profaner l'islam et lui tirent une balle dans la tête. Elle sera évacuée dans un hôpital de Birmingham en Grande-Bretagne et deviendra le symbole mondial de la lutte contre les talibans.

Elle tenait un blog sous pseudonyme, elle y racontait le rétablissement de la Charia dans sa région, la fermeture de son école aux filles, sa soif intense de liberté.

A lire : Moi, Malala, je lutte pour l'éducation et je résiste aux talibans.



dimanche 22 février 2015

Les marais salants de Kervillen (La Trinité-sur-Mer)


Flâner sur ce sentier entre mer et salines, je dis bien flâner car il ne peut en être autrement puisque des arrêts fréquents s'imposent, à chaque instant ces marais se baignent d'une autre lumière ; je m'y rends régulièrement depuis leur réhabilitation aimant aussi les faire découvrir à ceux et celles qui me font l'amitié de m'y accompagner.

dimanche 15 février 2015

Jean Richepin

Oiseaux de mer


Mouettes, gris et goélands
mêlent leurs cris et leurs élans.
Leur vol fous qui passe et repasse
tend comme un filet dans l'espace.
Mouettes, goélands et gris
mêlent leurs élans et leurs cris.
Hola ! Ho ! du cœur à l'ouvrage !
La mer grossit, proche est l'orage !
Mouettes, goélands et gris 
mêlent leurs élans et leurs cris.
                                                                             Jean Richepin
                                                                                               

vendredi 30 janvier 2015

Victoire au finish sur les cannibales (extrait)

Coincé dans la coquille du quotidien comme un bateau en bouteille sur le buffet de la cuisine parfois j'imagine qu'il me faudrait briser enfin ces habitudes de paresse qui m'obscurcissent tout horizon, rompre avec la tribu, ses coutumes d'un autre âge, son folklore balourd et imbécile, en finir dix fois plutôt qu'un avec cette existence à la petite semaine qui m'étiole les neurones en laissant s'atrophier en moi toute perspective d'avenir et larguer une bonne fois pour toutes les amarres, m'en aller respirer à pleins poumons l'air du large, voguer à l'aventure vers des cieux plus propices.
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Briser une bouteille contre le flanc du bateau suffirait-il à lui faire prendre la mer et pourrais-je alors me montrer suffisamment habile dans l'art de la navigation pour espérer aborder un jour à ces rivages de sable et de galets mêlés dont, enfant solitaire  et désemparé, j'ai si  souvent rêvé ?
Existe-t-il au loin des îles qui se laissent approcher sans souci de remous ni tempêtes, seulement peuplées d'hommes debout accordés au mouvement des marées, accueillantes aux marins d'eau douce sans projet ni fortune et qu'une simple barque permettrait d'accoster pour y jeter l'ancre toute douleur enfin apaisée ? Des îles fantastiques à la beauté surnaturelle, bercées jour et nuit par un océan de musique qui mettrait nos cœurs en harmonie avec le monde et nous laisserait dans un enchantement sans fin.
Mais sans doute est-ce démesurément rêver que d'envisager un tel éden noyé dans la verdure où de flamboyants paradisiers ne se nourrissent que de rosée, où loups et agneaux vont comme larrons en foire et toutes gens semblablement entre eux, quand on n'a pour seule ressource qu'un triste rafiot à courtes rames et aux fesses une armada de fous furieux grand format prêts à tout pour vous rayer définitivement des registres paroissiaux.
Ce ne devrait pourtant pas être la mer à boire que se soustraire à leur quotidien crasseux et trouver la paix sous d'autres cieux.
Pierre AUTIN-GRENIER (Analyser la situation)

lundi 19 janvier 2015

On prend toujours un train pour quelque part…


Un grand train bleu, un grand train blanc, un grand train noir.
Louis Amade

lundi 12 janvier 2015

C'était hier, à Vannes, nous étions vingt et cent, nous étions des milliers



Pour ne pas les oublier

Stéphane Charbonnier alias Charb, Cabu, George Wolinski ,Tignous et Honoré. L'économiste Bernard Maris. Mais aussi un correcteur, Mustapha Ourrad, ainsi que deux autres collaborateurs : Elsa Cayat et Frédéric Boisseau.  Invité de la rédaction de Charlie Hebdo, Michel Renaud a également été abattu. Ancien directeur de cabinet du maire de Clermont-Ferrand. Deux policiers ont également trouvé la mort à Charlie. Franck Brinsolaro du service de protection des personnalités, affecté à la protection de Charb, et Ahmed Merabet, rattaché au commissariat du 11e arrondissement. 

Clarissa Jean-Philippe, policière municipale de Montrouge, âgée de 26 ans, tuée alors qu'elle était en patrouille. 

Yoav Hattab, Philippe Braham, Yohan Cohen, François-Michel Saada ont péri porte de Vincennes (Hyper Casher). 

mercredi 7 janvier 2015

Nous sommes CHARLIE




Le droit de dire et d’imprimer ce que nous pensons est le droit de tout homme libre, dont on ne saurait le priver sans exercer la tyrannie la plus odieuse. 
Voltaire

vendredi 2 janvier 2015

Belle année 2015


Les oiseaux libres ne souffrent pas qu'on les regarde.

Les Matinaux - René Char -

lundi 22 décembre 2014

Mille caresses ma douce compagne partie au Pays des Chats